jeudi 2 juillet 2009

Arg.

Rhaaaa... comment qu'on peut même pas crever tranquille, là-dedans !
Bon, là je suis en exam (et à mon avis, je me fais du mal pour rien, vu comment je suis partie pour louper l'histoire... M'en fiche, j'ai déjà validé les lettres) jusqu'au neuf (pas mal pour une session qui se termine le huit... bienvenue au département histoire), et après c'est les reumeuleuleux, et après je reviens ici, comme vous serez tous en vacances à l'autre bout du monde, je pourrai dire toutes les conneries qui me passeront par la tête.

dimanche 21 juin 2009

Grmbl.

Moi j'vous dis qu'on a un problème en France.
, et . À lire et à diffuser.

jeudi 18 juin 2009

Rhaaaaaaaaaaaaa !

Yaaaaaahaaa ! (ça, c'est juste pour la fonction phatique du langage, si ça ne vous plaît pas, adressez vos réclamations à Roman Jakobson (Roman Jakobson, c'est un russe et il est mort, ses deux seules qualité, encore que le fait qu'il soit mort, si cela l'empêche d'inventer des concepts chiants à apprendre, ça anihile également l'espoir de le butter dans d'affreuses souffrances, de ses propres mains)).

Bon, qu'est-ce que je pourrais vous raconter ? Je révise. Trop et trop peu de temps, une vraie misère.

Il paraît qu'ils veulent interdire la burqa en France. Je trouve ça complètement stupide. Je veux bien admettre qu'il y a un côté un peu excessif dans la burqa, mais encore une fois, l'État, sous prétexte de bonnes intentions, vient se mêler de la vie des individus. Stigmatise une population. Et balance des généralisations pas possible. Pourquoi c'est jamais les femmes voilées qui ont la parole, mais toujours des politiques qui viennent défendre des pauvres victimes opprimées ?
Genre, je trouverais normal que l'État aide et protège les femmes qui ne veulent pas porter de burqa. Par contre, l'interdiction généralisée, ça tient de l'hystérie. Interdire, toujours interdire. On ne libère pas les gens avec des interdits.

Je crois que c'est l'un des trucs qui me lourdent le plus, en France. Toujours cette putain de laïcité (j'avais déjà expliqué ça ici et ). La neutralité de l'État, je trouve ça cool. Par contre, cette autoritarisme et cette intrusion dans la vie des individus, c'est insupportable. Bientôt, la petite morale laïque va me donner un uniforme, nan ?
C'est comme cette histoire avec le président des États-Unis qui a dit je ne sais plus quoi sur le voile et que ça a fait hurler je ne sais plus quelle association féministe (super précis le contexte, dis-donc...). Genre nous, en Occident, on est les plus intelligents, on a le meilleur mode de vie et les autres, c'est tous des abrutis, ou des victimes qu'il faut défendre. Et non content d'emmerder les gens de mon pays, je vais distribuer les leçons de morale à tout le monde parce que ces abrutis, faut leur expliquer. Et si quelqu'un ose dire quelque chose qui ne va pas dans mon sens, c'est un sale macho, nazi, et moche.
Je ne sais pas si c'est bien ou pas, les pratiques des autres cultures, mais franchement, c'est pas mes oignons et la France a peut être suffisamment joué au missionnaire comme ça. Si les autres pays ont d'autres coutumes, c'est comme ça, j'ai rien à dire, je respecte. Et si les femmes des autres pays décident qu'elles en ont marre de porter un voile, c'est comme ça, j'ai rien à dire.

Au passage, vous remarquerez qu'il doit y avoir des tas de trucs, mais qu'en France, ça tombe toujours sur les Musulmans. Si c'est pas foutre de l'huile sur le feu ça (et puis surtout... si c'est pas du racisme...). Après, on vient s'étonner qu'il y ait une ambiance pourrie.

Tiens, j'ai fait un rêve trop bizarre, cette nuit.
J'arrivais à la fac.

[En fait, quand tu arrives à la fac depuis le tram, tu as une graaaaaaaande allée avec des arbres. Plus loin, tu peux tourner à droite, pour aller à la Censive. Si tu continues tout droit, tu traverses une route, puis tu as le Pôle étudiant à droite, et le Tertre devant. Tu traverses le Tertre, tu continues tout droit et tu arrives à la BU. Tu rentres, tu montes, à l'étage il y a la salle silence. Dedans il y a une p'tite Gogole. Sinon, elle est sur les marches de la Censive.]

Donc, j'arrive à la fac, et il y a une colonne de fumée devant, au loin. Je vais dans l'allée. Tout à coup, je croise une femme qui se tient la tête dans les mains. En approchant, je me rends compte qu'elle a une partie du crâne arraché (un peu genre Kennedy) et qu'elle empêche sa cervelle de couler. Bon. Je continue à marcher dans l'allée. Et là, je croise un type qui se tient le ventre pour empêcher ses boyaux de couler. Je continue, je croise un peu d'autres gens plus ou moins comme ça, tous très calmes, très dignes. Je vais à la Censive voir s'il n'y aurait pas de copies au secrétariat. Dans le bâtiments, des gens par terre, plus ou moins ouverts. Et encore des gens qui marchent en se tenant. J'ai pas de copies, donc je sors, je vais jusqu'au Tertre (toujours avec la fumée derrière, je me demande ce que c'est), avec de plus en plus de gens.

Et là, je me rends compte qu'en fait je suis réveillée. Pas comme quand tu te réveilles en sueur, tout ça. Nan, je suis juste couchée sur mon lit, tranquille. En fait, c'est bizarre parce que je ne sais pas si j'étais en train de dormir et rêver, ou si j'étais éveillée et en train de laisser courir des pensées.

Bon, j'vais bosser.

jeudi 11 juin 2009

Rien = tout.

Rhaaa, on ne peut même pas crever tranquille, là-dedans !

J'étais en exam ! Et là, je suis en vacances jusqu'à demain, et après je me remets au boulot pour la deuxième tournée. Et après, c'est les reumeuleuleux, et après je crève définitivement.

Ah nan, après il faut que je commence à bosser mon master, paraît-il. En fait, j'ai déjà mon sujet de master en lettres. Avec ma prof préférée (* big smile *). Bon, en fait, je n'aurais jamais pensé bosser sur ce sujet, mais je suis super contente de le faire. C'est un sujet taillé sur mesure, rien que pour moi.

J'sais pas si je vous en dis plus. Faut que je réfléchisse à la gestion du mon identité numérique, avant, voyez-vous (genre, comme si j'étais encore anonyme...).

Et puis le master, ça déconne pas. Moi j'vais le bosser à la batte de baseball, jusqu'à ce qu'il en gicle de la cervelle sanglante et que son nez ressorte de l'autre côté de sa petite tête de nœud, en ayant emporté au passsage sa mâchoire, et qu'il agonise la tronche dans le caniveau avec la moelle épinière qui suinte en se mêlant à l'eau noire de l'égout !

Je me demande ce que ma prof préférée toute gentille, toute sympa penserait en lisant ce genre de trucs. Bon, si ça se trouve, elle le lit déjà régulièrement depuis longtemps... (bonjour, m'dame ! \o/ ).
Et puis en fait, je me demande pourquoi c'est ma prof préférée, alors qu'elle a l'air toute sympa, toute gentille, toute mince, toute intello de partout et fringuée comme une nana cool et chic, qu'elle parle du lyrisme dans les textes, toute pleine de passion et de sensibilité. Si ça se trouve, elle vote pour un parti de gentils tous roses et elle bouffe des carottes râpées.
Alors que moi, je suis une grosse brutasse, grognasse, timide et mal à l'aise, moche, frimeuse et mal habillée, toute gogole de partout, pleine de pensés zarb' et gores, avec des hobbies genre bidouiller les ordis, leur foutre un Gnu/Linux dans la tronche et jouer à des jeux stupides, que le lyrisme dans le texte j'n'en ai rien à cirer (d'façon, le poutrage de dragon n'est pas un prétexte pour draguer la nana, mais c'est la nana qui est un prétexte pour aller faucher deux trois armées en passant), que je cultive une posture de cynique blasé sans savoir si je fais du second degré ou si je le pense vraiment, que je dois avoir une conscience littéraire du niveau d'un petit pois et qu'en plus, je ne peux pas rester sérieuse plus de cinq secondes. Et encore faut vraiment que ça soit les exams.
Elle devrait me détester et je devrais la mépriser. Pourquoi est-ce ma prof préférée et pourquoi ne m'a-t-elle pas envoyée balader ? Le monde est trop bizarre, faudrait le manuel.

gogole@Paul:~$ man world
No manual entry for world
gogole@Paul:~$ man life
No manual entry for life


Rhaaa... Et puis en fait, j'ai trop envie de jouer à DoD:S et à Postal² ! Je suis en manque !

Et puis, il faut que je me cherche un truc pour gagner plein de fric sans rien faire, parce que l'aide aux devoirs ou le soutien scolaire, c'est chiant et c'est une misère. En fait, j'aimerais un truc où je puisse un minimum gérer en fonction du temps que j'ai et du fric que je veux. Je pensais à du télétravail, faudrait que je cherche.

Tiens, j'ai reçu un mail qui me propose "une offre commerciale concernant votre site Web, qui je pense vous intéressera particulièrement. En effet, ma société [truc-machin], souhaiterait vous rémunérer pour la diffusion d'une petite publication textuelle sur votre site pour un de nos clients. Il s'agit d’une annonce francophone ciblée qui convient à certaines pages de votre site". Faut pas déconner non plus, je râle déjà pas mal contre la pub sur le net. D'façon, je ne travaille pas avec des gens qui mettent une virgule entre le sujet et le verbe comme ça. Non mais ho.

Moi je suis une apocope doublée d'une aphérèse, auxquelles s'ajoute une gémination. Avec un adjectif épithète qui a lui-même subit une aphérèse (dans le cas de "la 'tite Gogole") ou une syncope (dans le cas de "la p'tite Gogole") et un article définit qui permet l'actualisation du référent.

(la stylistique, c'est fun)

Bon, sur ce je vais jouer dans le mixer. Peut être qu'un jour je vous raconterai des trucs un peu moins futiles.

vendredi 29 mai 2009

Grmbl.

Ça c'est fun.

Faut que je teste ça.

Lundi, c'était le Towel Day, un des jours les plus importants de l'année avec mon anniversaire et 1234567890.

Cette nuit, j'ai fait un rêve complètement stupide. Bon, au moins ça change, parce que d'habitude, je fais toujours le même rêve, c'est un peu lourd. Cette-fois, j'ai rêvé qu'un prof (un prof de lettres. M.P., pour être plus précis) arrivait en retard et s'excusait en disant qu'il avait patché son kernel et qu'il avait eu des erreurs de compilation, donc que ça avait pris un peu plus de temps que prévu. Là je me suis réveillée (ne me faites JAMAIS ce coup-là dans la vraie vie ! Ce serait un coup à me foutre un arrêt cardique !).
Comme quoi, même mon subconscient éprouve l'envie de se foutre d'eux.

Sinon...

Euh.

Tiens, j'ai vu ma prof préférée, pour le master. Bon en gros elle est d'accord, mais on sait pas encore exactement sur quoi. Genre, mais genre... Maintenant, comment je vais me motiver pour bosser mes exams ? Hein ?!

Et puis en fait, c'était cool, parce que je suis allée la voir quand elle surveillait un amphi pour un contrôle continu (un contrôle continu à même pas une semaine des examens terminaux... faudra m'expliquer la différence entre les deux concepts). Souvent, quand on est en exam, il y a un étudiant qui vient causer à un prof, et à chaque fois, je me dis que ça doit être un "grand", et que c'est le summum de la classe.
Et là, c'était MOI !

(un jour, ils vont se rendre compte que je n'ai absolument pas l'âge mental requis pour entrer en master, que j'ai des préoccupations, des rêves, des hobbies et des pensées complètement débiles, que j'suis rien qu'une p'tite gogole, et ils vont me refouler)

Un jour, je serais la graaaaaaaaaaaaaannnde Gogole, ça ne rigolera plus ! D'ailleurs, j'vais me tirer, j'vais me tirer toute la nuit, comme ça je vais grandir !

(au fait, en parlant de tirer, pourquoi quand je fais des abdos, j'ai des courbatures dans le cou ? Esprit de contradiction ?)

dimanche 24 mai 2009

Un looooooooong post (ça vous apprendra à me troubler dans mes études... et ça vous occupera un bon petit bout de temps !!)

Bon, il paraît qu'il faut que je vous raconte des trucs, sinon ce n'est plus un blog et tout le monde râle. Qu'est-ce que je pourrais bien vous dire de super futile ?

Euh...

J'ai de nouvelles godasses.

Tiens, en parlant de godasses, le site députés godillots est fun. Mais ce qui est intéressant, c'est surtout de voir les difficultés qu'ils doivent affronter, et les arguments de leurs adversaires qui justifient ces difficultés. Ici (tiens, une député de "gauche"... ce n'est pas forcément une gloire d'être pire qu'un UMP), et . Des pressions, des manipulations, des menaces et même un changement de règlement (bon, ça on devrait être habitué, dans un pays où les lois ne sont créées plus que pour répondre à l'actualité, comme des effets d'annonce, ou aux desiderata des gros lobbys potes avec le gouvernement...). Ce n'est pas comme si nous étions dans une démocratie où les députés seraient élus par les citoyens et auraient éventuellement des comptes à leur rendre, hein ?


Trop drôle... j'étais en train de causer avec une espèce de chiant, qui m'affirmait que si les cartes étaient orientées le nord en haut, c'est parce que les Américains (en fait, les "états-uniens") et les Européens étaient de sales égocentrés imbus d'eux-mêmes et près à écraser tout le reste du monde. Comme je ne pense pas que renverser les cartes changera grand chose à la situation socio-éco-géo-politique mondiale, et que ça ne contribuerait qu'à une plus grande méconnaissance du monde (quand on sait qu'on peut paumer tout un groupe d'apprentis géographes rien qu'en leur donnant une carte centrée sur l'Amérique au lieu de l'Europe, je n'ose même pas imaginer les gens normaux avec une carte renversée... déjà qu'ils ne connaissent quasiment rien en géographie, leurs maigres connaissances se réveleraient réduites à néant !), j'avais juste envie de me foutre de sa tronche.
En fait, déjà, je ne trouve pas choquant qu'un pays ou un continent ou un ensemble quelconque se centre sur lui-même, et il n'y a pas de quoi critiquer ou traiter de raciste un Américain, s'il préfère que ses cartes soient centrées sur l'Amérique plutôt que sur l'Afrique du sud.
Mais en plus, si on retourne une carte, on voit bien qu'il y a beaucoup plus de terres et d'habitants au nord, donc même si on est anti-américain, on met la carte avec le nord en haut.
Et là où je me suis vraiment fendue la gueule (ça fait mal de se fendre la gueule...), c'est que le grand alter-mondialiste mettait l'Inde et la Chine... dans l'hémisphère sud, et me soutenait ça avec une telle certitude que j'ai dû lui dénicher une carte pour lui prouver.

Ce n'est pas la première fois, en fait. J'ai l'impression que pas mal de gens situent l'équateur sur le tropique du Cancer, voire légérement au dessus. Bon, c'est vrai que ça fait plus équilibré au niveau de la répartition des terres entre nord et sud...


Tiens, j'ai lu qu'il y a plein de gens qui s'indignent que les scientologues soient présent dans des stands je ne sais plus où. La liberté d'expression, c'est toujours sacré pour nous, toujours honteux quand elle est accordée aux autres.
J'ai un peu du mal à me positionner par rapport à la liberté d'expression.

Tout a commencé avec l'histoire (c'est dangereux, les études d'histoire, ça vous lave le cerveau, un truc de malade !) : de nombreux profs se positionnent farouchement contre les lois "mémorielles", à savoir l'État qui se mêle de l'histoire (les historiens détestent qu'on se mêle de leurs affaires... l'histoire aux historiens !), avec en particulier la loi Gayssot. En gros, d'abord il vaut mieux discuter et abattre intellectuellement une théorie foireuse que l'interdire, la censurer, se boucher les yeux, taper du pied et arrêter de respirer, puisque cette seconde solution empêche le débat, la contradiction et en plus, risque de donner à la théorie foireuse le prestige du martyr (voire la rendre encore plus attrayante). Ensuite, l'État n'a pas à imposer de vision officielle de l'histoire : même si dans ce cas présent, ça part de bonnes intentions et si dans le fond, on peut être en accord avec cette vision officielle, c'est créer un dangereux précédent.
Cela, je l'admets parfaitement, d'autant plus facilement que mes profs d'histoire ne sont pas soupçonnables de fricotage avec les négationnistes (il y a par exemple Pierre Vidal-Naquet et François Furet qui ont fait une tribune dans le Monde, il y a assez longtemps). Ça me semble être une posture d'honnêteté intellectuelle, et ça va contre l'hypocrisie ambiante ("quoooooi ? Tu veux que les très méchants puissent s'exprimer ? Mais c'est scandaleux...". J'ai plus confiance en mes profs d'histoire qu'en ces espèces d'hystériques bien-pensants).

Ensuite, évidemment, j'ai eu tendance à élargir. En gros, je trouve que le concept exprimé dans "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire" (citation apocryphe attribuée à un certain Voltaire qui ne défendait pas du tout cela, et qui de toute façon aurait eu beau jeu de s'en prévaloir dans la mesure où c'était lui qui souffrait de la censure et c'est ses idées qui étaient ultra-minoritaire, je vous signale, au passage. Mais ça, on s'en fiche, c'est le concept qui m'intéresse). Si je considère la liberté d'expression sacrée pour moi, alors elle l'est pour tout le monde. Même pour les méchants scientologues, même si je n'aime pas les scientologues. D'ailleurs, quelle cohérence à défendre des valeurs de liberté (puisque l'on reproche aux sectes d'asservir les gens), si on la refuse à ceux qui ne pensent pas comme nous ? Autant être honnête et avouer que l'on se bat pour l'hégémonie de notre vérité.

Et puis vouloir interdire une opinion, c'est avouer qu'elle nous fait peur, que nous sommes faibles et impuissants. Un truc de fillette. Si on est fort et intelligent, on peut y répondre, argumenter. Si je suis sûre de moi, alors j'ai les moyens de débattre avec un négationniste et de discuter ses thèses, sans aller pleurnicher une loi que le monsieur il est pas gentil. Sans compter qu'interdire ne l'empêche pas de se diffuser de façon incontrôlée, il suffit de voir le succès des Protocoles des sages de Sion.

Après, j'ai essayé de mettre en application avec le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, la machisme. Mais finalement, maintenant je pense que ça ne sert à rien d'en interdire l'expression : est-ce que les gens seront moins racistes, moins antisémites, moins homophobes, moins machos parce qu'ils n'auront pas le droit de le dire ? Non, ils seront juste hypocrites, des cafards qui n'en pensent pas moins, et d'autant plus aigris qu'ils auront la rancune que l'objet de leur haine bénéficie d'une protection particulière (logique du "j'ai raison, la preuve ils ont besoin d'une loi pour les défendre"). Et tout compte fait, je préfère savoir directement à qui j'ai affaire.

Et puis il y a eu les excès récents. Comme le type mis en garde-à-vue pour avoir plaisanté sur les trains. Et sur un forum, l'histoire d'un ado qui disait avoir été aussi mis en garde-à-vue pour des propos un peu... comment dire ? un peu crise d'adolescence, je déteste tout le monde, dirons-nous... Même si rien ne garantit la véracité de l'histoire, beaucoup de gens semblaient trouver cela normal.
À partir de là, comment distinguer l'humour du sérieux, le second degré du premier ? Qui décide si c'est drôle ou excessif ?

Finalement, j'en suis arrivée à la conclusion que la liberté d'expression doit être le moins limitée possible, sinon comment éviter certains débordement (genre je fais du second degré avec des potes, je demande comment faire dérailler un train et à cause d'un abruti qui n'est pas dans le trip mais tombe sur le sms, je me retrouve en gàv... Ou encore, je trouve que c'est banal de dire "bonsoir / bonne nuit", alors à la place, je dis "bon, c'est pas tout mais il me reste le final cut de mon snuff movie à faire" : n'importe qui peut prendre ça au sérieux ! Pourtant, qu'est-ce qui justifie de me mettre en gàv pour ça, à part le fait que j'aime déconner ?).

Dire ne doit pas être un crime ! Les mots, c'est un défouloir absolument génial, parce que tu peux tout dire, même le pire, comme un pouvoir infini : pouvoir transgresser, choquer... dire n'importe quoi, dire les choses les plus terribles, les plus choquantes. Même des choses absurdes, impossibles, irréelles. Il n'y a absolument aucune limite, si ce n'est l'imagination. Ça c'est magique, du pur délire, de la liberté. Quel serait le charme d'une liberté d'expression surveillée, limitée dans l'acceptable, dans le raisonnable ? Quel serait le charme d'une expression dont on ne pourrait user et abuser ? Et ce serait trop con de perdre cela juste parce qu'il y a quelques types qui font pipi dans leur culotte.
Au nom de quoi la loi se permettrait-elle de me menacer et de me causer des ennuis pour des mots ? On juge les actes, les crimes ! Les grands poètes diront que les mots blessent, mais n'importe qui sait qu'on ne tue pas avec des mots, on tue avec un couteau, une pierre, un flingue...

Après, l'insulte... D'une part, l'insulte gratuite montre l'imbécilité de celui qui les profère. D'autre part, je veux bien qu'une insulte soit blessante, mais pas plus que n'importe quelle méchanceté, et au moins ça a l'avantage d'être direct. Alors à moins d'interdire toute méchanceté... Mais je ne suis absolument pas fan de monde rose, bisounours et hypocrites.

Et puis, un jour il y a un type qui a râlé contre la modération sur un forum. Bizarrement, ça me choque moins. Certes, il y a censure à partir du moment où l'on empêche la libre expression, que ça soit par une modification ou une suppression (ou des menaces sur la personne, ou probablement beaucoup d'autres chose). Mais (parce qu'il y a un mais), on est toujours dans un cadre défini qui limite (ou pas) la liberté d'expression. Du coup, je pense (mais ça change beaucoup en ce moment, parce que je cherche) qu'il y a des situations plus ou moins acceptables en fonction de ce type de cadre.

Dans un forum, on doit se plier aux règles du forum, les règles écrites mais aussi les usages. Sinon, si ça ne te plait pas, on ne participe pas au forum, et puis c'est tout. Un forum n'est pas un espace complètement public et libre : il y a quelqu'un qui le gère, l'héberge, donne du temps ou de l'argent, en est responsable, et ce quelqu'un est libre de décider ce qu'il tolère ou pas (sans compter la loi à laquelle il doit se soumettre : s'il a envie d'être tranquille et de ne pas assumer les paroles d'autrui, c'est son choix). Ce quelqu'un peut éventuellement déléguer aux modos, leur pouvoir est donc légitime, même s'il est arbitraire. On est usager d'un forum, c'est un service.

Après, il y a les lois du pays où l'on vit. Et à mon avis, on est beaucoup plus légitime à gueuler : un pays n'est pas un forum, on ne peut pas le quitter, on ne peut pas s'en fabriquer un autre, et puis surtout un pays est une aberration intellectuelle (il n'est pas "nécessaire" au sens philosophique) complètement arbitraire (je n'ai rien signé ni accepté implicitement, je me plie aux lois parce que j'y suis contrainte, je ne peux pas me barrer de cette logique, je ne peux pas créer mon propre pays pour dire tout ce que je veux), pas une réalité physique. Personne n'"héberge" le pays. Le pays, c'est "nous". C'est pour cela que je serais beaucoup plus sensible à ma liberté d'expression quand elle est brimée par un flic, un juge ou un gouvernant, que quand c'est un modo qui ferme un truc sur un forum, aussi arbitraire soit-il.
Il y a des forums où il y a des sujets tabous, où tout le monde pousse de hauts cris, par exemple quand on parle du P2P, même si c'est juste pour poser des questions ou débattre. Ça finit par une leçon de morale, une fermeture et généralement un ban. Je n'aime pas ces forums, je trouve cette réaction stupide et excessive, d'autant que le P2P est un outil, donc pas illégal en soit, mais seulement dans l'usage que l'on en fait. Bah je ne vais pas dans ces forums et puis c'est tout. Je n'exige ou ne revendique pas un droit, je passe mon chemin. Par contre, si mon gouvernement m'interdit de prononcer le mot P2P, là c'est liberticide et je vais gueuler.

Après, il y a l'expérience de la liberté d'expression absolue, genre Freenet. C'est intéressant, il y a vraiment tous les excès, tous les trucs absolument dégueulasses, etc. etc. Mais rien n'oblige à les voir (faut quand même chercher pour trouver... donc soit on assume sa curiosité malsaine, soit on fait un minimum gaffe. La liberté est un terrain un peu miné, mais faut savoir ce que l'on veut). Cette page est assez intéressante, je trouve. De toute façon, ce n'est pas qu'on empêche quelque chose de s'exprimer qu'il n'existe plus...

Bon. Maintenant, j'ai une mauvaise nouvelle. En fait, en France, on va plutôt vers ce genre de trucs : ça, ça, ça et ça...

Loppsi. Justifié par la lutte contre la cybercriminalité. Ce qui me fait marrer, c'est que le citoyen de base qui écoute TF1 est probablement convaincu qu'il faut protéger son gamin qui risque de tomber sur un site pédophile au moindre tournant. Pourtant, je peux vous assurer qu'avec des outils normaux (Google et compagnie) pour tomber "par hasard" sur un site pédo-nazi-terrorsite, faut s'y mettre à plusieurs et se lever de bonne heure, parce que même en allant sur des tas de sites ultra-stranges russes, je ne connais personne qui ait réussi à trouver ce genre de sites. Tout ça, c'est des excuses à la con, on balance des légendes urbaines, et après les gens, ils gobent tous, et ils acceptent qu'on vienne leur pourrir le web. Sans compter que le web, quand tu t'en sers pour trouver une recette de cuisine, l'envoyer par mail à ta tata, envoyer des sous-sms par msn et diffuser des powerpoints kikoolols, c'est certain que les mouchards, ça te passe un peu au dessus de la tête.

Après, le téléchargement crypté, certes... Mais faut vraiment être spécialement con pour laisser son gamin de cinq ans télécharger tout seul, sans vérifier ce qu'il matte, hein. Et par définition, le gouvernement ne pourra pas grand chose contre le chiffrage.

Cela dit, ils sont vraiment cons, mais ça tant pis pour eux.

mardi 12 mai 2009

D'autres et des trucs...

Énorme !! J'ai fait des petites captures, pour la postérité, ici, et ici.

Hadopi hadoptée... On s'en fout, on les aura !

Rhaaa... Purée ! Je VEUX ! Vivement que ça sorte en dvd. La série Band of Brothers était déjà trop bien (c'est malin, maintenant j'ai vachement envie de le re-matter, comme si je n'avais que ça à faire en ce moment).

(tiens, c'est marrant, parce que Band of Brothers, c'est typiquement le truc que j'ai découvert sur Internet, que j'ai téléchargé et que j'ai acheté après. C'est une des très rares fois où j'ai téléchargé (mais ça ne devait pas être illégal puisque c'est une série télé), et une des presqu'encore plus rare fois où j'ai mis du fric dans du CD/DVD. Et naturellement, je n'aurais jamais acheté un coffret de dvd aussi cher sans être certaine que ça me plaît, et je ne l'aurais jamais découvert à la médiathèque puisqu'ils ne l'ont pas. Alors après, on ne va pas dire que le P2P, c'est mal).

Bon, et puis on ne parle pas des vrais drames. Genre Bashfr qui est devenu DansTonChat. Ça c'est la gibi-lose. Déjà que les quotes étiaient de plus en plus pourries (toujours les mêmes blagues à deux balles, genre le mec qui se goure de fenêtre...). Bon bah puisque c'est, je boycotte, je l'enlève des liens et je n'irai plus que sur bash, l'original, l'unique, le vrai, le pur. Ça me fera bosser mon anglais en passant.

Ou encore pire ! Que va-t-on devenir ?! (qui a dit "la même chose que depuis douze ans" ?!)

Tiens, faudrait que je me rachète des godasses en toute urgence. Les miennes sont trouées, et en plus tu peux passer un doigt entre la semelle et la godasse. C'est pas forcément ce que l'on fait de mieux en terme d'étanchéité (et puis bon, j'aurais l'air un peu con si je perds une semelle à la fac, hein...).